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:: Tales Of Graces ::

 
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Kyto
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MessagePosté le: Dim 21 Mar - 15:09 (2010)    Sujet du message: Tales Of Graces Répondre en citant

Du cliché tu vas avoir

Cinématiques signées Production I.G !
Révolutionnaire il y a une décennie pour son mélange d'orthodoxie et de combats orientés action, la série des « Tales of » occupe et domine désormais le créneau du J-RPG traditionnel. On serait même tenté de dire par manque de concurrence, chaque nouveau Dragon Quest suivant un rythme quasi bissextile. Les Tales of proposent méthodiquement les mêmes éléments distinctifs du genre, déclinés année après année. Ce qui compte, c'est que la sauce prenne : un monde heroic fantasy un peu passe-partout, où le héros et ses camarades vont exalter la justice et l'amitié. S'ajoutent quelques petites subtilités d'écriture plutôt mature où il est parfois question de problème raciaux « car, tu vois, les hommes-loups, ils ont un cœur tout comme nous », ou classique avec le chancelier qui prétextera un conflit frontalier pour chiper la couronne de son roi et lancer une guerre massive (il faut toujours se méfier des chanceliers dans les RPG). Tales of Graces bascule plutôt dans la deuxième solution, mais avec un certain panache.

Comme à chaque fois, il y a un thème dont la traduction fait plutôt sourire. Celui de Graces donne quelque chose de ronflant du genre « RPG où l'on recherche la force de protéger ». Sans rire. Mais tout s'explique par le héros. Asbel est l'ainé de la famille Lhant, un châtelain qui dirige avec justesse son comté. Ce dernier fonde de grands espoirs en son fils dont il espère qu'il prendra dignement sa succession. N'ayant manqué de rien, le jeune garçon est un idéaliste rêveur qui va un jour faire la rencontre d'une jeune fille mystérieuse qu'il appellera Sophie. Véritable cliché vivant du J-RPG, elle a des cheveux violets qu'elle porte comme Sailor Moon et des vêtements vaguement suggestifs. Mais elle est renfermée. Du coup, elle s'exprime un peu comme un robot. Heureusement, les autres enfants lui apprennent un peu la vie. Elle agace déjà Cheria, la petite-fille du majordome des Lhant, dont on devine les sentiments réprimés envers Asbel. Derrière, plus timide et renfermé encore, il y a Hubert, le frère cadet d'Asbel. Lui aussi n'est pas vraiment très clair, car il nourrit un vrai sentiment d'infériorité vis-à-vis de son frangin. Il reste Richard, un jeune prince en devenir, qui accompagne les autres mômes lors de leurs vadrouilles champêtres.

Même enfants, les personnages de Tales of Graces sont écrits de manière assez fine et subtile. Certes, ils ont un peu l'air d'avoir été piochés dans la grande machine à fabriquer aléatoirement de l'heroic fantasy de Namco Bandai, mais l'alchimie entre ses gosses fonctionne bien. Et c'est quand on commence à les apprécier, c'est-à-dire assez vite, que survient l'inévitable évènement assez grave. Ne comptez pas ici sur un spoiler, désolé. Mais ce sera un électrochoc pour Asbel qui, résolu, part s'engager à l'Académie militaire de la capitale pour devenir un vrai chevalier. Adieu le projet qui visait à reprendre la boite de Papa, il vit son Oedipe à fond. Il veut être libre. C'est décidé, il va chercher à posséder la force de protéger les siens. La fameuse thématique du début, la clef de voute de Tales of Graces.






 
De l'enfance à l'âge adulte, l'ambiance reste assez enjouée 


On s'était dit rendez-vous dans 7 ans
Saut générationnel. Paf, sept ans dans la gueule. Asbel termine tout juste ses classes. Il est presque un adulte. Mais la donne a changé. L'amitié, ça se cultive, et lui n'a pas été fichu de revenir chez lui une seule fois en un septennat. Même pas une lettre, rien. La famille, chafouine ; l'amitié, envolée ; les haines refoulées, exaltées ! Le saut dans le temps, c'est la plus efficace des vieilles recettes RPG depuis Dragon Quest V et Phantasy Star 3 pour donner du liant, de l'émotion. Il y a chez Tales of Graces le plaisir très « Facebookien » de retrouver ses amis qui ont grandi, qui ont changé de pays, de travail. Ainsi, même si on ne sait plus trop pourquoi on se bat, au moins on joue quand même pour retrouver tous ses vieux contacts. Heureusement, les inévitables conflits entre royaumes vont nous rappeler qu'il faut sauver notre terre natale.

Tales of Graces arrive au moment où Vesperia est encore frais dans les mémoires. Complet, précis, Vesperia a vu son aura magnifiée par l'absence de vraie concurrence HD. Sur Wii, Tales of Graces profite aussi d'être le seul debout sur le champ de bataille. Parmi les plus ressemblants, il y a bien eu le deuxième Tales of Symphonia, pas très flamboyant et à l'intérêt limité si on ne s'est pas farci le premier sur Gamecube. Il y a eu aussi Arc Rise Fantasia de Marvelous Entertainement, qui ressemble à s'y méprendre à un Tales of (normal puisqu'il est le fruit d'un débauchage intense du Namco Tales Studio). Une expérience intéressante et toujours inédite en France. Bref, on a fait le tour de la question, Graces a intérêt à balancer du petit bois sinon les possesseurs de Wii vont faire la gueule.






 
Les combats ne dépayseront aucun habitué 


La routine
Techniquement, on n'est malheureusement pas sur console HD, donc la Wii fait avec les moyens du bord. Les gueules des personnages sont très soignées en rendu 2D, mais on sent tout de suite que ça va être délicat dès qu'il s'agira de faire un peu de finesse, les expressions faciales, le mouvement des doigts, les drapés des costumes, etc. Du coup, Tales Studio a choisi la meilleure solution : tendre vers l'expressionnisme. Les mouvements, les attitudes sont un peu exagérés, les contrastes sont plus marqués que d'habitude. À défaut d'une débauche technique, ça vit, c'est coloré, ça bouge. Les corps s'expriment. Mais un joueur sortant de la réalité cel-shadée de Vesperia risque de trouver l'emballage 3D un peu laid. Et pourtant, Tales of Graces ne mérite pas d'être snobé sur ce simple critère.



Comparé à ses confrères, Tales of Graces le sera tout le temps, souvent bêtement comme les concours de qui fait pipi le plus loin en colo. Car au final, la carrosserie brille et la finition est travaillée. Le design d'habitude assez infantile d'Inomata Mutsumi trouve un nouveau souffle avec le passage générationnel. Le productif Motoi Sakuraba, placardisé co-compositeur (forcé de donner dans les mélopées tristounettes avec Resonance of Fate), laisse entrapercevoir - telle Cindy Lauper - ses vraies couleurs. Oui, ces ritournelles enjouées et dynamiques fleurant bon le Tales of. Traditionnel à mort, toujours, on retrouve aussi l'inévitable système de cuisine aux algorithmes simples du genre « pâte + tomate = pizza ». En plus de l'expérience, vous pourrez vous attribuer des titres qui servent enfin ! « Apprenti magicien », « chevalier dézingueur » et autres titres pittoresques ne serviront pas que de décoration à vos fiches de personnages mais vous octroieront de précieux bonus constants. Les plus flemmards pourront bidouiller les menus pour que tout se fasse automatiquement. Auto ou manuel, c'est le B.A BA de l'offre des Tales of, que ce soit pour les systèmes ou les combats.


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MessagePosté le: Dim 21 Mar - 15:09 (2010)    Sujet du message: Publicité

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